Avec 1 entreprise pour 21 habitants, Canals (693 habitants) exerce, au regard de sa taille, une attractivité auprès des métiers de l’artisanat (100 actifs liés à l’artisanat).

Couplé à une démographie en progression ces dernières année, le positionnement géographique de Canals, au sud Tarn-et-Garonne, près d’axes de communication importants (RD 820 : 9227 véhicules/j et RD 813 : 7 632 véhicules/j) participe de la dynamique économique du territoire communal. Engagée dans une démarche de planification foncière à travers la réalisation de son Plan Local d’Urbanisme, la volonté municipale est de poursuivre le développement de l’activité économique communale dans les années à venir.

CARACTÉRISTIQUE DES ENTREPRISES DES MÉTIERS :

  • Un taux important de sociétés : 64 % (CCTGV : 43% / T&G : 45%)
  • Des entreprises plus matures : 42 % de plus de 10 ans (CCTGV : 30% / T&G : 35%)
  • 34 % d’entreprises avec des salariés (CCTGV & T&G : 30%)
  •  45 ans : âge moyen de l’artisan en activité
  • Développée dans les années 1980, la zone d’activité du Parc le long de la RD 820 comprend de nombreuses entreprises de l’artisanat.

UNE MOSAÏQUE DE SAVOIR-FAIRE PRÉSENTS SUR LA COMMUNE :

  • ALIMENTATION : boulangerie, fabrication de confitures et de plats cuisinés, brasserie.
  • BÂTIMENT : maçonnerie, charpente, peinture, plomberie, électricité, terrassement, fossoyeur, menuiserie, ossature bois.
  • FABRICATION : fabrication de matériel de géothermie, de futailles, d’outils coupants, affutage, carrosserie industrielle, mécanique générale et de précision, aménagement de véhicules utilitaires.
  • SERVICES : réparation de matériel agricole, contrôle technique, déménagement, coiffure, nettoyage de bâtiment, maréchal ferrant.

 

Portait de l’artisanat à Canals, (données RM, octobre 2014).

La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine su 21 février 2014 a permis la révision de la géographie des quartiers prioritaires. Suite à cette nouvelle configuration, deux quartiers prioritaires de la ville de Montauban sont éligibles à la politique de la ville  (quartier du coeur de ville et quartier médiathèque chambord).

CARACTÉRISTIQUES DE L’ARTISANAT DU QUARTIER CENTRE VILLE DE MONTAUBAN :

DES ATOUTS :

  • Un tissu économique artisanal  dense qui offre un service de proximité aux  habitants vecteur de lien social (206 entreprises/417actifs : 42% services, 29 % alimentation, 13% fabrication et 16% bâtiment) : 1 entreprise pour 17 habitants.
  • Une dynamique de création d’entreprise (+3,52%) plus soutenue que sur la ville de Montauban (+1,4%) entre 2013 et 2014.
  • Une proportion de femmes dirigeantes d’entreprise artisanale plus importante qu’au plan départemental avec un taux de 34 % d’entreprises dirigées par des femmes (+14 points par rapport au T&G et +13 points par rapport à Montauban).

DES ENJEUX :

  • La transmission/reprise : 24 % de dirigeants d’entreprise artisanale (soit 50 entreprises employant 59 salariés). Répartition par secteur des + de 55 ans : 32% alimentaire, 8% bâtiment, 18% fabrication et 42% services.
  • Le franchissement du cap du 1er emploi pour l’entreprise artisanale : 64 % d’entreprise sans salarié.

DES SPÉCIFICITÉS MÉTIERS ET POINTS DE VIGILANCE :

  • Des métiers avec un faible taux de pérennité dans le secteur de la restauration rapide (29% qui ont plus de 5 ans d’existence), de la maçonnerie (29%), la menuiserie (33%), l’imprimerie (33%)…
  • Une concurrence accrue de certains métiers : les salons de coiffure sont concentrés en centre-ville (1 coiffeur pour 108 habitants), les esthéticiennes (1 esthéticienne pour 246 habitants), le secteur de la restauration rapide (1 point de restauration rapide pour 123 habitants)…
  • Des points de vigilances sur certains métiers plus touchés par la question de la transmission (bouchers, poissonnier, cordonnier, photographe) et dont la transmission des savoir-faire n’est pas nécessairement assurée,
  • Une fluctuation de l’évolution des apprentis ces dernières années en raison du contexte économique (aides, évolution législatives, augmentation des contentieux apprentis/chef d’entreprise, réglementation excessive). A noter le rôle majeur de l’apprentissage dans la transmission des savoir-faire, le maintien des jeunes sur un territoire tout comme la pérennité des activités économiques locales,…

CARACTÉRISTIQUES DE L’ARTISANAT DU QUARTIER MÉDIATHÈQUE CHAMBORD :

DES ATOUTS :

  • Une forte dynamique de création d’entreprise (+7,69%) plus soutenue que sur la ville de Montauban (+1,4%) entre 2013 et 2014.
  • Une proportion de femmes dirigeantes d’entreprise artisanale plus importante qu’au plan départemental avec 28 % (+8 points par rapport au T&G et +7 points par rapport à Montauban).
  • Des chefs d’entreprise plus jeunes (14 % de + de 55 ans, 42 ans d’âge moyen, 45% d’entreprise de moins de 3 ans). 

DES SPÉCIFICITÉS ET POINTS DE VIGILANCE :

  • Une faible densité artisanale (1 entreprises pour 86 habitants) / 42 entreprises pour 84 actifs : 43 % sont des entreprises dans le secteur du bâtiment qui ont une zone de chalandise extra communale voire départementale. Le secteur des services représente 43 % des entreprises, l’alimentation 10 % et la fabrication 4 %.
  • Une forte part d’autoentreprises en activité (29% contre 18 % pour Montauban) dans le bâtiment et les services  qui limite les possibilités de développement et d’embauches.
  • Un niveau de qualification moindre (48 % de titulaires de la qualité d’artisan contre 63% à Montauban).
  • Un enjeu du franchissement du cap du 1er emploi : + de 3/4 d’entreprise n’ont pas de salariés.

 

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La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Tarn et Garonne et la Maison de l’Emploi de Midi-Quercy organisent le jeudi 29 janvier 2015 une matinée d’information sur la création d’entreprise dans les métiers de l’artisanat.

Programme de 9h00 à 12h00 dans les locaux de la Maison de l’emploi à Caussade (située face à la gare) :

  • Potentiel “métiers”
  • Statuts juridiques et social / régime fiscal
  • Formalités
  • Aides

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Télécharger les statistiques générales de l’artisanat du Pays Midi-Quercy (données octobre2014)

Télécharger les statistiques métiers du Pays Midi-Quercy (données octobre 2014)

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de la ville, 2 quartiers sur Montauban (cœur de ville et médiathèque chambord) et 2 quartiers sur Moissac (centre ville et sarlac), ont été retenus.

Tous les commerces de proximité installés dans ces quartiers bénéficieront d’une exonération portant sur les impôts locaux (contribution économique territorialisée et taxe foncière sur la propriété bâtie).

Liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville

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La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine su 21 février 2014 a permis la révision de la géographie des quartiers prioritaires. Suite à cette nouvelle configuration, deux quartiers prioritaires de la ville de Moissac sont éligibles à la politique de la ville :

- Quartier du Sarlac,

- Quartier centre ville.

Trois piliers (cohésion sociale / cadre de vie et rénovation urbaine / développement économique et emploi) constituent le socle de ce nouveau dispositif dont la durée a été fixée à 6 ans.

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Pour plus de renseignements : contrat.de.ville@moissac.fr

 

Depuis 2012, 10 artisans du bâtiment ont créé à Valence une coopérative d’entreprises.
Lors de la conférence « Nouvelle Economie de l’artisanat », M. Jérôme Furlan, un des 4 co-gérants en a expliqué le fonctionnement. Le principe en est simple : la coopérative est l’interlocuteur du client, elle coordonne les interventions des entreprises membres, et les rémunère pour la partie réalisée.

 Les atouts en sont évidents :

  • Un interlocuteur unique pour le client
  • La coopérative peut s’engager sur des délais
  • Les entreprises renforcent leur capacité à travailler ensemble, et gagnent en efficacité et en complémentarité
  • Pour le client, la crédibilité de chacune des entreprises est renforcée, elle a été choisie par ses pairs ; la notoriété de chacun des membres du groupement rejaillit donc sur les autres.

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Les entreprises ne fusionnent pas totalement, mais elles s’engagent dans la démarche de coopération : Chaque entreprise membre garde ainsi son indépendance (juridique, fiscale, etc.) mais donne la priorité au groupement. Elle réalise une partie de son CA avec la coopérative et une partie de son côté.

 Les ingrédients à réunir pour réussir :

Au départ de ce type de démarche, il faut bien sûr des artisans convaincus de l’intérêt de coopérer à plusieurs,… un temps de prise d’information, d’échanges sur les bases du fonctionnement que veut se donner le groupe, est bien sûr nécessaire. Les artisans de Valence ont ainsi avec l’appui de la FFCA (Fédération Française des Coopératives Artisanales) rencontré d’autres coopératives, plus anciennes qui existent dans d’autres départements.

Ce type de coopération entre entreprises est particulièrement abouti, il est complémentaire à d’autres modalités de groupement (Groupement Momentané d’Entreprises, G.I.E), mais il paraît une piste à explorer pour rester attractif auprès de la clientèle et capter de nouvelles parts de marché.  Des coopératives d’entreprises existent dans d’autres secteurs notamment celui des services à la personne. La chambre de Métiers est de l’artisanat est prête à apporter un appui aux artisans qui souhaiterait s’informer sur ce type de dispositif et engager ce type de démarche. Contact : Hélène Gilhodes 05.63.63.09.58

Léojac (1 127 habitants) offre un caractère rural préservé où les habitudes de consommation et les déplacements domicile/travail des habitants sont concentrés sur Montauban. L’urbanisation dispersée et l’absence de véritable centre bourg ne plaident pas en la faveur du développement du tissu économique local.

La proximité de Montauban permet de comprendre, par exemple, l’absence d’entreprise de restauration rapide sur la commune (moyenne départementale : 1 entreprise de restauration rapide pour 1 004 habitants en Tarn-et-Garonne) ou encore de garage automobile (1 garage automobile pour 765 habitants en T&G). Il faut noter néanmoins la présence d’un salon de coiffure depuis près 10 ans qui montre bien que le développement d’une économie de proximité destinée aux habitants reste possible.

Dans un contexte d’évolution démographique, Léojac élabore son Plan Local d’urbanisme avec une volonté de revitaliser le centre bourg et d’y rendre possible le développement d’une économie résidentielle (artisanat, commerces). L’enjeu est aussi de renforcer le sentiment d’appartenance des nouveaux arrivants, de consolider progressivement des liens sociaux des habitants et ainsi d’enrayer l’effet «dortoir».

 Léojac compte 18 entreprises artisanales (octobre 2014), essentiellement dans le secteur du bâtiment (12 entreprises). Avec 1 artisan pour 63 habitants (1/43 habitants à l’échelle départementale et 1/56 au niveau intercommunal), la commune offre un potentiel de développement du secteur des métiers de l’artisanat durant les prochaines années.

En se dotant d’outil de maîtrise foncière, Léojac relève le défi d’orienter son développement plutôt que de le subir en offrant un espace de développement à une économie de proximité qui concernera notamment le secteur des métiers de l’artisanat.

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Lors de la journée du 27 novembre, organisée par la Chambre des Métiers, sur la thématique de la  «Nouvelle économie de l’artisanat», un des ateliers s’est intéressé à la coopération.
Bien que l’indépendance et autonomie soient souvent, à côté du goût pour le métier, cités comme l’une des motivations des artisans, la coopération entre entreprises a toujours existé : la conscience d’intérêts communs, les besoins d’échanges, de transmission des compétences et de solidarité ont très tôt suscité des organisations collectives (corporation, compagnonnage, syndicats professionnels). Et tous les métiers mettent en œuvre des coopérations formelles et informelles, sur les chantiers, dans les associations de commerçants-artisans, ou par filière.

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Les participants de l’atelier ont réinterrogé les formes actuelles que peut prendre cette coopération au traves de 3 exemples :
- « Les artisans de Garonne » coopérative d’entreprises du bâtiment de Valence d’Agen,
- Ozon qui propose une « Coopérative d’Activité et d’Entrepreneurs » sur le territoire du Tarn-et-Garonne,
- une démarche de transmission reprise, entre M. Duilhe et M. Mamprin, à Beaumont de Lomagne

Les différents cas évoqués ont permis de voir que la coopération peut être est un facteur de pérennité des entreprises : elle permet de mutualiser des moyens, d’acquérir ou de renforcer de compétences, d’adapter son projet à l’environnement : elle est ainsi un véritable vecteur de réussite !
Nous vous proposons de retrouver dans des articles dédiés plus d’informations sur ces exemples.

Située au Sud du Tarn-et-Garonne, la Communauté de Communes Garonne et Canal présente un entrepreneuriat du bâtiment dynamique…:

  • une progression plus marquée du nombre d’entreprises +2,7% qu’au plan départemental (+1,5%), notamment chez les maçons et les charpentiers/couvreur,
  • des chefs d’entreprises plus jeunes :

-42 ans d’âge moyen (45 ans au plan départemental) notamment dans les métiers de la charpente, couverture et pose de carrelage & revêtements,

- 10,6 % de chefs d’entreprises de + 55 ans (18,2% en T&G).

…qui a des perspectives de développement :

  • une densité métier plus faible (1 entreprise pour 102 habitants) qu’au plan départemental  (1/93) qui laisse entrevoir une marge de progression à mettre en perspective avec une croissance démographique plus marquée sur le sud du Département,
  • une pérennité plus fragile à plus de 5 ans (44 % contre 51% en T&G), notamment chez les menuisiers,
  • davantage d’autoentrepreneurs (27% contre 22% au plan département) dont le régime fiscal suppose des limites de développement, avec une proportion plus marquée encore chez les menuisiers (42%), plaquistes (40%), et électriciens (36%).

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Etude métiers du Bâtiment Communauté de Communes Garonne et Canal

CHEF D’ENTREPRISE : FORMEZ-VOUS

Le Conseil de la Formation est un service, institué auprès de la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat de Midi Pyrénées, qui gère le financement des formations relatives à la gestion et au développement d’entreprise. En tant que chef d’entreprise, vous contribuez à ce fonds, cela ouvre le droit d’accès aux financements de ces formations.

Les bénéficiaires du Conseil de la Formation sont :

• Les chefs d’entreprise inscrits au répertoire des métiers, ainsi que leur conjoint collaborateur et leurs auxiliaires familiaux non-salariés.
• Les auto-entrepreneurs du secteur artisanal ayant réalisé un chiffre d’affaires sur les 12 derniers mois.
• Les personnes ayant la double immatriculation – métiers et commerce -

Les principales formations éligibles pour le Conseil de la Formation sont :

• Formations bureautiques et multimédia
• Formations qualifiantes inscrites au répertoire des métiers National des Certifications Professionnelles qui contribuent à l’amélioration des compétences
• Langues, langage des signes
• Environnement, développement durable, qualité, hygiène, sécurité, normes et réglementations
• Commercialisation, techniques de vente, communication
• Gestion comptable, financière et juridique de l’entreprise
• Gestion des ressources humaines, bilan de compétences
• Formations de prévention liées à l’évolution des métiers, des technologies et des techniques
• SPI : Stage de Préparation à l’Installation
• VAE

La formation collective et les stages inter-entreprises sont prioritaires. La prise en charge est basée sur un coût horaire et sous réserve des fonds disponibles.


Les dossiers de demande de financement sont téléchargeables sur le site de la Chambre Régionale des Métiers, rubrique : formation / prise en charge de formation.